La Liberté

Attentat à Bruxelles: l'auteur abattu, l'EI revendique l'attaque

L'attaque est survenue peu après 19h00 près de la place Sainctelette, dans le nord de la capitale belge Bruxelles. © KEYSTONE/AP/Nicolas Landemard
L'attaque est survenue peu après 19h00 près de la place Sainctelette, dans le nord de la capitale belge Bruxelles. © KEYSTONE/AP/Nicolas Landemard
Drapeau en berne au Parlement suédois à Stockholm. Les services de renseignement estiment que la Suède est devenue une "cible prioritaire" des islamistes après des profanations du Coran sur son sol. © KEYSTONE/AP/Henrik Montgomery
Drapeau en berne au Parlement suédois à Stockholm. Les services de renseignement estiment que la Suède est devenue une "cible prioritaire" des islamistes après des profanations du Coran sur son sol. © KEYSTONE/AP/Henrik Montgomery
Les autorités ignorent pour l'heure les motivations du tireur (Photo prétexte). © KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI
Les autorités ignorent pour l'heure les motivations du tireur (Photo prétexte). © KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI
Les autorités ignorent pour l'heure les motivations du tireur (Photo prétexte). © KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI
Les autorités ignorent pour l'heure les motivations du tireur (Photo prétexte). © KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI
L'attaque est survenue peu après 19h00 près de la place Sainctelette, dans le nord de la capitale belge Bruxelles. © KEYSTONE/AP/Nicolas Landemard
L'attaque est survenue peu après 19h00 près de la place Sainctelette, dans le nord de la capitale belge Bruxelles. © KEYSTONE/AP/Nicolas Landemard
Drapeau en berne au Parlement suédois à Stockholm. Les services de renseignement estiment que la Suède est devenue une "cible prioritaire" des islamistes après des profanations du Coran sur son sol. © KEYSTONE/AP/Henrik Montgomery
Drapeau en berne au Parlement suédois à Stockholm. Les services de renseignement estiment que la Suède est devenue une "cible prioritaire" des islamistes après des profanations du Coran sur son sol. © KEYSTONE/AP/Henrik Montgomery


Publié le 18.10.2023


L'homme soupçonné d'avoir tué deux Suédois lors d'un attentat en pleine rue lundi soir à Bruxelles a été mortellement blessé au cours d'une opération de police mardi matin dans un café de la capitale belge. L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique (EI).

Le premier ministre suédois Ulf Kristersson a averti que "jamais dans l'histoire récente" les intérêts suédois n'avaient été aussi menacés. "C'est d'une tristesse inimaginable", a-t-il ajouté à propos de l'attentat terroriste.

Le dirigeant suédois s'exprimait peu après l'annonce à Bruxelles du décès de l'auteur présumé, un Tunisien de 45 ans radicalisé qui était en séjour illégal en Belgique. Selon Ulf Kristersson, il a également passé quelque temps en Suède, mais n'était pas connu de la police.

Abattu dans un café

Le suspect a été abattu dans un café de la commune bruxelloise de Schaerbeek, où la police est intervenue peu après 08h00 sur indication d'un témoin l'ayant reconnu.

"Lors de l'intervention, des coups de feu ont été tirés et le suspect a été abattu", a précisé le parquet fédéral. Les secours ont tenté de le réanimer sur place, puis il a été transféré dans un hôpital où son décès a été constaté à 09h38.

Le double homicide, qualifié de "lâche attentat" par le premier ministre belge Alexander De Croo, a eu lieu non loin du centre-ville de Bruxelles lundi peu après 19h00, quelques heures avant un match de football opposant la Belgique et la Suède.

L'assaillant a abattu avec une arme automatique deux supporters suédois à proximité d'un immeuble avant de s'enfuir en scooter. L'un des deux Suédois tués vivait en Suisse, a indiqué mardi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à l'agence de presse Keystone-ATS. Les autorités ne donnent pas d'autres informations, pour des questions de protection de la personnalité.

Revendication de l'EI

Un troisième Suédois a été blessé, a précisé M. Kristersson, tandis qu'une quatrième personne, un chauffeur de taxi, a dû également être secourue, d'après les autorités belges. Les deux blessés sont hors de danger.

Dès lundi soir, un message vidéo de revendication avait été posté sur les réseaux sociaux par un homme "se présentant comme l'assaillant et se disant inspiré par l'Etat islamique", selon le parquet fédéral, chargé des dossiers de terrorisme.

L'hypothèse d'un "loup solitaire" est la plus probable, a déclaré mardi le procureur fédéral de Belgique. Mais, en soirée, l'attaque a été revendiquée par l'EI.

"Un combattant de l'Etat islamique a mené une attaque contre des ressortissants suédois lundi", a déclaré le groupe terroriste dans un communiqué publié sur Amaq, l'organe de presse de l'organisation. "Cette attaque survient dans le contexte d'opérations menées par l'EI pour cibler des ressortissants des pays de cette coalition".

Le centre national de crise a été activé et la menace terroriste relevée au niveau 4, considérée comme "très grave", - niveau maximal - dans la région de Bruxelles, au stade 3 ("grave") dans le reste de la Belgique.

Conséquence de ce relèvement, inédit à Bruxelles depuis la vague d'attentats djihadistes de 2015-2016, les écoles européennes et certains établissements flamands de la capitale ont gardé portes closes mardi matin.

Enseignant tué en France

"Le terrorisme ne vaincra jamais", a lancé Alexander De Croo lors d'un point de presse matinal, parlant d'une attaque "à l'arme de guerre". L'auteur a été présenté par les médias comme Abdesalem Lassoued. Une minute de silence a été observée par le Parlement européen réuni en séance plénière à Strasbourg.

L'attentat de Bruxelles est survenu quatre jours après celui d'Arras, en France, au cours duquel un enseignant a été poignardé à mort dans un lycée par un ancien élève radicalisé.

Le match de football Belgique-Suède qui se disputait lundi soir dans le cadre des qualifications pour l'Euro 2024 a été arrêté à la mi-temps sur le score de 1-1. Les 30'000 spectateurs ont dû patienter plusieurs heures sur place par mesure de sécurité. Le stade a été évacué progressivement à partir de 23h45 et les supporters suédois conduits sous escorte à l'aéroport pour regagner leur pays.

La Suède, dont l'image s'était fortement dégradée cet été dans le monde musulman après plusieurs profanations du coran sur son sol, avait décidé le 17 août de relever à quatre sur cinq possibles son niveau d'alerte terroriste.

ats, afp

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11