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L'homme qui a donné l'arme fatale à Baldwin sort de son silence

Le tournage du western "Rust" se déroulait près de Santa Fe, dans le Nouveau-Mexique. © KEYSTONE/AP/Jae C. Hong
Le tournage du western "Rust" se déroulait près de Santa Fe, dans le Nouveau-Mexique. © KEYSTONE/AP/Jae C. Hong


Publié le 02.11.2021
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L'assistant-réalisateur qui a remis à l'acteur Alec Baldwin le revolver chargé ayant tué une cinéaste sur le tournage du film "Rust" a pris lundi la parole pour la première fois depuis le drame. Il s'est dit "choqué et triste".

Le rôle de David Halls dans l'accident survenu le 21 octobre au Nouveau-Mexique fait l'objet de nombreuses spéculations depuis qu'il a dit aux enquêteurs qu'il aurait dû vérifier l'arme, mais a omis de le faire.

La directrice de la photographie du western, "Halyna Hutchins n'était pas seulement l'une des personnes les plus talentueuses avec lesquelles j'ai travaillé, c'était aussi une amie", écrit-il dans un communiqué au New York Post. Il ne commente ni le drame ni son rôle.

"J'espère que cette tragédie va inciter l'industrie [du cinéma] à revoir ses valeurs et ses pratiques" pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise, ajoute David Halls.

Avec l'armurière Hannah Gutierrez-Reed, David Halls était responsable des armes sur le tournage de "Rust". Il devait notamment s'assurer qu'elles étaient bien inoffensives avant de les introduire sur le plateau.

Répéter une scène

D'après les premières dépositions des policiers, l'assistant-réalisateur leur a dit qu'il "aurait dû vérifier" que toutes les cartouches dans le revolver utilisé par Alec Baldwin pour répéter une scène étaient factices, mais qu'il "ne l'a pas fait".

Une munition réelle tirée accidentellement par Baldwin a mortellement blessé Halyna Hutchins et fini sa course dans l'épaule du réalisateur, Joel Souza.

Une pétition en ligne demandant l'interdiction définitive des armes à feu réelles sur les tournages avait recueilli lundi près de 100'000 signatures. Ses promoteurs font valoir qu'il est facile d'ajouter des effets visuels et sonores à des armes factices durant la post-production des films.

Aucune arrestation n'a été effectuée, mais la procureure de Santa Fe (Nouveau-Mexique) chargée de l'enquête n'a pas exclu d'éventuelles poursuites pénales si des responsabilités sont établies.

ats, afp

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