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Les tiques désormais actives toute l'année

Les experts s'attendent cette année à de nombreuses infections par la méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) transmise par les tiques. (Photo d'archives) © Keystone/DPA-Zentralbild/PATRICK PLEUL
Les experts s'attendent cette année à de nombreuses infections par la méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) transmise par les tiques. (Photo d'archives) © Keystone/DPA-Zentralbild/PATRICK PLEUL


Publié le 20.02.2024


Les experts s'attendent cette année à de nombreux cas d'encéphalite à tiques. En raison d'hivers plus doux, les tiques sont désormais actives toute l'année, ont-ils expliqué mardi lors d'une conférence de presse à l'Université de Hohenheim à Stuttgart (D).

En Suisse aussi, la situation reste tendue en ce qui concerne la méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE), ou encéphalite à tiques, peut-on lire dans un communiqué de presse diffusé en préambule à un congrès spécialisé qui débute la semaine prochaine.

Les premières infections ont déjà eu lieu cette année, a rapporté Ute Mackenstedt, parasitologue à l'université de Hohenheim: "Avec un délai de quatre semaines avant le diagnostic, l'infection doit avoir eu lieu en plein hiver - les tiques n'ont donc plus de pause hivernale", dit-elle.

En outre, on observe désormais une accumulation de cas de MEVE tous les deux ans, et non tous les trois ans comme par le passé. Il faut s'attendre à ce que cela se produise également en 2024.

Tendance à la hausse

Selon les experts, le nombre total d'infections par la MEVE a certes diminué l'année dernière en Allemagne comme en Suisse, mais il ne s'agit que d'une exception. L'évolution générale va clairement dans une autre direction.

"Ces chiffres sont trompeurs", a expliqué Rainer Oehme, directeur de laboratoire à l'Office de la santé publique du Bade-Wurtemberg. "Les chiffres des infections sont toujours soumis à des fluctuations annuelles, mais la tendance à long terme est clairement à la hausse", a souligné l'expert.

La FSME est une méningite ou une encéphalite virale transmise par les morsures de tiques. Il existe un vaccin contre cette maladie. Les experts ont également mis en garde mardi contre le nombre élevé de cas non recensés, en se référant aux résultats d'une étude menée par des microbiologistes de l'Université de l'armée allemande à Munich.

Ceux-ci ont analysé le sang de donneurs à l'aide de nouvelles méthodes pour détecter les anticorps dus à des contaminations non diagnostiquées. Il en ressort que les infections dans la région étaient sept fois plus fréquentes que supposé.

ats, afp

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