La Liberté

pictogramme abonné La Liberté Contenu réservé aux abonnés

Une «calamité» qui reste mal connue

La détection des victimes de la traite d’êtres humains connaît une forte augmentation sur Vaud

Les victimes de prostitution forcée restent nombreuses en Suisse et il est difficile de mesurer l’ampleur exacte du phénomène. © Keystone
Les victimes de prostitution forcée restent nombreuses en Suisse et il est difficile de mesurer l’ampleur exacte du phénomène. © Keystone

Raphaël Besson

Publié le 01.02.2022

Temps de lecture estimé : 5 minutes

Partager cet article sur:

Social » Monsieur G ou Madame C. Le premier, 35 ans, a été traité comme un esclave par un restaurateur qui est allé le chercher en Amérique latine pour l’exploiter ensuite en Suisse, lui confisquant son passeport. La seconde est Africaine et survit seule dans la rue. A 15 ans, elle se laisse convaincre d’aller en Europe où elle se retrouve contrainte à se prostituer, dans un cauchemar quotidien.

«Cette calamité, plus qu’on ne la voit, on la devine. Plus qu’on ne la constate, on la pressent. Plus qu’on ne la repère, on la suspecte»: rapporter sur la traite des êtres humains, majoritairement des femmes, s’accompagne de larges zones d’ombre, a souligné hier la conseillère d’Etat vaudoise Rebecca Ruiz. Par définition ou presque, cette activité criminelle mise sur la peur des victimes de parler, de révé

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00