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«La volonté est ma grande force»

Timo Meier sera bien l’une des attractions aux mondiaux. L’Appenzellois veut mener la Suisse au titre

Timo Meier: «Je suis plutôt quelqu’un qui veut toujours chercher à s’améliorer.» © Keystone
Timo Meier: «Je suis plutôt quelqu’un qui veut toujours chercher à s’améliorer.» © Keystone
Publié le 14.05.2022

Temps de lecture estimé : 4 minutes

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Hockey sur glace » Timo Meier est un exemple parfait de ce qui peut être réalisé grâce à une volonté de fer. L’Appenzellois est bien l’une des attractions des mondiaux en Finlande. Christian Rüegg connaît parfaitement Timo Meier: il était son entraîneur chez les Pikes d’Oberthurgau, où le puissant attaquant avait débarqué en provenance de Herisau en 2010.

A l’époque, Christian Rüegg n’imaginait pas Timo Meier capable de jouer un rôle dominant dans la NHL, ayant vu à l’œuvre plusieurs joueurs bien plus talentueux. Mais son mental d’acier a permis à l’Appenzellois de faire mentir son mentor. «La volonté est ma grande force», souligne-t-il ainsi dans un entretien à Keystone-ATS.

Une saison prolifique

A désormais 25 ans, le No 9 de la draft 2015 s’est montré plus productif que jamais lors de la saison régulière 2021/2022, réussissant 35 buts et 41 assists en 77 matches pour terminer meilleur compteur de San Jose. Il a ainsi amélioré de 10 unités son record personnel, qui datait de l’exercice 2018/2019. Timo Meier a, aussi, enfin justifié le salaire – 24 millions pour quatre ans – que les dirigeants des Sharks lui avaient accordé à l’été 2019. D’autant plus que sa brillante saison 2021/2022 a suivi un championnat 2020/2021 décevant, avec seulement 12 buts et 19 assists en 54 rencontres.

«J’ai appris de mes erreurs», lâche-t-il. «Ce sont des expériences précieuses que l’on fait quand tout ne va pas bien.» Mentalement, il parvient désormais mieux à gérer les situations de disette comptable. «L’important est de se concentrer sur les choses que l’on peut contrôler, sans trop se soucier du reste, tout simplement en jouant.» Cette dernière affirmation peut sembler banale, mais c’est bien de cela qu’il s’agit. Celui qui y parvient est bien plus souvent capable de briller au plus haut niveau.

Confiance en lui

Un bon début de saison a aidé à y parvenir. Timo Meier a marqué des points lors de 11 des 12 premiers matches (6 buts, 9 assists). Cela lui a donné confiance en lui et lui a permis d’obtenir plus de temps de jeu que la saison précédente. L’Appenzellois a joué en moyenne 19’09 par rencontre, «ce qui a facilité la mise en évidence de mes points forts». De plus, il avait encore fait un pas en avant sur le plan physiquement durant l’été, souligne-t-il. Timo Meier a vécu un moment fort le 17 janvier lors du match à domicile contre les Los Angeles Kings: il a marqué cinq buts lors d’une victoire 6-2, ce que personne n’avait encore réussi à faire sous le chandail des Sharks. Mais même après cet exploit, il s’était montré mesuré, malgré une satisfaction évidente.

«J’essaie toujours de garder les pieds sur terre et de continuer simplement à travailler», explique Meier. «Bien sûr, on peut parfois se taper sur l’épaule, mais je suis plutôt quelqu’un qui veut toujours chercher à s’améliorer.» Autant Timo Meier a été bon, autant la saison a été décevante pour les Sharks, qui ont manqué les play-off pour la troisième fois consécutive. «C’est pour moi le signe que je dois (encore) en faire plus pour que nous soyons meilleurs en tant qu’équipe», lâche-t-il.

«Notre propre histoire»

Une autre phrase qui reflète parfaitement la façon de penser de Timo Meier, qui retire aussi du positif de cet échec dans la mesure où il peut désormais participer aux mondiaux, pour la troisième fois après 2018 et 2021. Il y a quatre ans, il avait largement contribué à la médaille d’argent avec deux buts et cinq assists. Voit-il des parallèles avec 2018? «Nous voulons écrire notre propre histoire. Bien sûr, l’objectif est de remporter l’or, mais d’autres équipes auront leur mot à dire.» Qu’est-ce qui le rend optimiste? «Notre grande force est notre super cohésion et le fait que nous travaillons extrêmement dur. Nous avons tout ce qu’il faut», glisse-t-il

«Il s’agit maintenant d’être constants et de performer au bon moment. Tout est ouvert, nous abordons le tournoi avec une grande confiance et beaucoup d’énergie. Avec notre cohésion, tout est possible», conclut Timo Meier, qui aborde ce tournoi comme l’une des stars à suivre. Pour le plus grand plaisir de Christian Rüegg. ats

Le programme de la suisse

Samedi 14 mai: Suisse - Italie (15h20). Dimanche 15 mai: Danemark - Suisse (19h20). Mardi 17 mai: Suisse - Kazakhstan (19h20). Mercredi 18 mai: Suisse - Slovaquie (19h20). Samedi 21 mai: Canada - Suisse (15h20). Dimanche 22 mai: Suisse - France (19h20). Mardi 24 mai: Allemagne - Suisse (11h20).

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