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Syndrome de Stockholm

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Publié le 13.10.2021

Je me suis jadis battu contre des moulins à vent. Les moulins de ma colère? Le monopole éducatif de l’Etat. Je souhaitais que le libre choix de l’école fût garanti même aux familles peu aisées. Certes on peut choisir, mais pour la plupart le choix est obligatoire… comme pour le vaccin.

Je prônais qu’on fît confiance aux professeurs pour définir les programmes et les méthodes dans l’intérêt des élèves. Entre autres arguments, j’évoquais le parallèle avec le système de santé. Jamais, affirmais-je, les médecins n’accepteraient que l’Etat s’immisce en leurs cabinets et pèse de son autorité sur l’exercice de leur art.

Pas sûr qu’un tel argument vaille encore! L’école reste soumise au régime d’Etat et l’on peut craindre que la médecine suive le même chemin, à force d’être pressurée par les décisions politiques et budgétaires: fermeture de lits d’hôpitaux, conditions de travail des personnels, minutage des consultations mais aussi passeport sanitaire relevant davantage de Jupiter que d’Hippocrate.

Liberté vaccinale, certes, mais purement formelle. Et comme les enseignants, les médecins se résignent. On dirait un syndrome de Stockholm, où l’on embrasse les pieds de qui entrave les nôtres. Quel vaccin nous libérera de ce virus-là?

Jean-Daniel Nordmann, Prez-vers-Siviriez

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